La Maison de la Violette installe en 2016 une serre de culture et un jardin dans le quartier historique de culture de cette fleur, à Lalande (Secteur Nord de Toulouse).

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- Histoire d'un lieu authentique -

Ce lieu typiquement toulousain a accueilli autrefois des cultures maraichères. Ce quartier de Toulouse nommé « Lalande » était encore rural aux XIX et XXème siècles.
La bâtisse « toulousaine » faite en briques et galets de la Garonne, sert d’écrin à la Maison de la Violette Coté Jardin.
Ce lieu a aujourd’hui pour vocation de valoriser un patrimoine profondément toulousain en retraçant l’histoire de la culture de la fleur depuis 1850 jusqu’à nos jours
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La Serre aux Violettes, avec une culture hors-sol, vous accueille pour une découverte unique, et sera bientôt complétée par un espace exposition.




- Histoire de la Violette de Toulouse -

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Introduite en France sous Napoléon III, cette variété longtemps appelée « la Parme », était cultivée dans la zone maraîchère nord de Toulouse (Lalande, Aucamville, Saint Jory…).
Elle en est d’ailleurs l’un des symboles, et porte dignement ses couleurs depuis 1985, date à laquelle l’appellation « Violette de Toulouse » est devenue une marque déposée.

Dès 1850, cultivée en pleine terre sous châssis vitrés, cette fleur si particulière va faire la renommée de Toulouse. Au début du XIXème siècle, 600 familles vivaient en hiver de la production de cette fleur coupée, destinée aux bouquets qui étaient vendus au poids.
Très à la mode, elle s’exportait vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie, et même au Maroc grâce à l’aéropostale.

Des bals, l’élection annuelle de Miss Violette et la remise de bouquets aux personnalités vont mettre la Violette de Toulouse à l’honneur.

Dès le début du XXème siècle, les Violettes sont cristallisées à Toulouse. Le parfum est créé dans les années 30 par la Maison toulousaine de parfums Berdoues et dans les années 50, un artisan régional invente la liqueur à la Violette (Etablissements benoir Serres).

Ces produits dérivés contribuent à soutenir la mode de la Violette toulousaine, déjà largement connue au-delà des frontières grâce à la vente de bouquets en hiver.

Néanmoins, malgré sa notoriété d’antan, la Violette va tomber en désuétude:conditions de culture pénibles, dégénérescence des plants, le gel de l’hiver 1956, la concurrence accrue due à l’ouverture et au développement du marché International de Rungis, autant de raisons qui, progressivement, ont conduit à une perte d’intérêt pour cette fleur unique et à une quasi disparition de celle-ci.

Il faut alors attendre 1984, date à laquelle la Chambre d’Agriculture de la Haute-Garonne et le Conseil Régional de Midi Pyrénées, décident de lancer un programme de recherche et d’étude afin d’assainir les plants dégénérés. Ensuite, leur reproduction va être assurée par le procédé in vitro. C’est ainsi que les scientifiques relancent sa production. Ces jeunes plants sont confiés à des producteurs de la région, qui depuis perpétuent cette culture.
Dés lors, cette variété réhabilitée est cultivée en pots, hors sol, sur tablettes à hauteur d’homme et sous abris.
La Marque « Violette de Toulouse » est déposée.
Aujourd’hui, la production est timide, maintenue par poignée de producteurs qui souhaitent pérenniser cette tradition.
L’Association les Amis de la Violette et la Confrérie de la Violette contribuent à ce renouveau par la réalisation d’évènements culturels.

La Maison de la Violette s'investit au quotidien dans la protection et la valorisation de ce patrimoine régional unique.




- La Culture de la Violette de Toulouse -


 

                  

                                                



La Violette de Toulouse est une plante vivace d'hiver qui se plait à l’extérieur. Elle craint le soleil de midi et préfère l’ombre.
Elle se cultive en pot, en jardinière, ou en pleine terre.
Elle apprécie un sol léger et drainant (l’enrichir avec du compost ou un peu de fumier par exemple).
Elle craint les  fortes périodes de gel ; penser à la protéger avec un voile d’hivernage ou de la paille.
A l’été, lui tailler le feuillage pour la mettre au repos (juin / juillet); n’oubliez pas de l’arroser!

Sa particularité : elle ne fait pas de graines, il faut donc la bouturer pour la reproduire, c’est à dire prélever aux ciseaux des stolons et les mettre à raciner dans du terreau de bouturage. Le pied mère grossi et donne chaque hiver de magnifiques fleurs doubles, parfumées à la couleur parme au cœur blanc

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- Animations et ateliers  -

                                     



Que voir en hiver ? La  Violette en fleurs.

En été ? la plante verte et les boutures .

L’intérêt est d’acheter le plant de cette variété ancienne et rare pour la cultiver chez soi.

A voir : le potager (comme le faisait les maraichers entre 1850 et 1980) et prochainement un espace exposition



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